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Dénutrition des seniors : 5 conseils pour garder son poids de forme avec l’avancée de l’âge

Du 18 au 25 novembre c’est la troisième édition de semaine nationale de la dénutrition organisée par le collectif de lutte contre la dénutrition. C’est l’occasion de rappeler que la dénutrition peut toucher des personnes de tout âge (hospitalisées, atteintes de maladies chroniques, etc.) et en particulier les seniors. Cette maladie est malheureusement souvent sous-diagnostiquée. 

Armelle Bertrand répond à 5 questions souvent posées dans sa pratique de diététicienne spécialisée dans la nutrition des seniors et vous aide à faire le point.

Armelle Bertrand denutrtion seniors

On parle souvent de surcharge pondérale mais très peu de l’insuffisance pondérale et de ses conséquences. Or si la dénutrition accompagne souvent des maladies, elle peut également débuter seule, en silence.
Voici quelques chiffres pour s’en rendre compte :*

Selon la Haute Autorité de Santé (2021)*, en Europe, la Malnutrition Protéino-Energétique touche :

  • 3 à 8,5 % des personnes > 65 ans vivant à domicile (résidence)
  • 15% si bénéficiaires d’aides à domicile
  • 17,5% des personnes vivant en EHPAD
  • 28% des personnes âgées hospitalisées

*Source :https://www.luttecontreladenutrition.fr/la-denutrition-en-chiffres/


1. Est-ce normal de perdre du poids avec l’âge ?

Non, il n’est pas normal de perdre du poids en vieillissant. Dans le meilleur des cas, votre poids est stable. C’est ce qu’on l’appelle le poids de forme. Maintenir son poids de forme est idéal. S’il varie d’un à deux kilos, cela reste normal et raisonnable. Dites-vous qu’il s’agit d’un peu de réserve utile en cas de coup dur .Comment estimer qu’une prise de poids est raisonnable ? C’est qu’elle ne vous gêne pas dans votre vie quotidienne, et qui n’entraine pas d’essoufflement, ni de douleurs aux genoux et au dos. Si vous avez du mal à bouger et que votre dos vous fait souffrir, il faut se questionner sur votre prise de poids par rapport à votre poids de forme ? Parlez-en à un professionnel de santé.

Dans tous les cas, le poids est un bon indicateur de santé. Il est conseillé de se peser de 1 fois par mois quand tout va bien à 1 fois par semaine (le matin à jeûn) quand vous êtes malade. Inutile de s’obséder et de se peser tous les jours.

2. Suis-je à risque de dénutrition ? Quelles sont les personnes à risque ?

Le risque de dénutrition survient à partir du moment où on a une baisse d’appétit chronique (quelle que soit la raison) ou des difficultés à manger favorisées par des problèmes de santé et par la dépendance. Cette perte d’appétit qui peut être associée à des dépenses énergétiques plus importantes peut entrainer une perte de poids.

Si vous êtes en fauteuil roulant, si vous avez une maladie chronique ou aïgue, si vous avez des problèmes dentaires avec la nécessité d’adapter les textures de vos repas, si vous avez beaucoup de médicaments à prendre , si vous êtes déprimé et isolé, vous faites partie des personnes à risques.

En résumé, dès qu’il existe des facteurs qui influencent votre appétit à la baisse (troubles de la déglutition, maladies neurodégénératives…) ou augmentent vos dépenses (maladies inflammatoires, cancéreuses…), la dénutrition peut survenir. La perte de poids traduit souvent cette dénutrition. Elle affaiblit l’organisme avec de la fatigue, une perte de la force musculaire et une baisse de l’immunité.


3. J’ai bon appétit, et un peu de surpoids : je ne risque pas d’être dénutri ?

Contrairement aux idées reçues, on peut être en surpoids ou obèse et dénutri ! Ce n’est pas contradictoire. Cela se traduit par une fonte musculaire alors que le tissu graisseux est en excès. Si vous ne sollicitez pas vos muscles, ils risquent de « fondre comme la neige au soleil  ». Pour entretenir vos muscles, il est nécessaire de les solliciter (en bougeant au quotidien) et de consommer des aliments riches en protéines animales (viandes, poissons, œufs, fromage, produits laitiers) et végétales (association légumineuses comme les lentilles, pois chiches et céréales comme le riz ou les pâtes…). En vieillissant, on perd souvent l’appétit de la viande (elle est parfois dure à mâcher). Il est facile de se rattraper sur les petits gâteaux et les desserts. On fait alors une impasse sur les aliments riches en protéines. Nos muscles diminuent au bénéfice de la matière grasse.

En résumé, comme le poids, avec l’âge, l’appétit est un bon indicateur de bonne santé générale à condition de manger varié et équilibré avec des aliments protidiques à chacun des repas.

 

4. En prenant de l’âge, dois-je manger moins ?

Non. Avec l’âge, on perd en efficacité d’absorption digestive. À activité physique égale, il faut manger autant qu’avant, si ce n’est plus pour certaines catégories d’aliments. Certes, on bouge moins et l’appétit diminue également. Il faut donc veiller à manger de tout, en petites quantités et surtout ne pas éliminer une famille alimentaire.

En résumé, Il faut manger mieux : de la qualité et non de la quantité. Cela veut dire choisir des aliments à haute densité nutritionnelle (comme les viandes, les produits laitiers, les légumineuses, les fruits et légumes, les fruits oléagineux).

 

5. Je ne mange plus de viande (par goût et choix), par quoi, puis-je la remplacer ?

Il est tout à fait possible de supprimer la viande ou d’en manger moins à condition de la remplacer par des poissons, des œufs, du fromage. Si vous n’aimez pas la viande rouge, tournez-vous vers la viande blanche ou le jambon qui se mange plus facilement. Selon les saisons, les crustacés sont aussi une bonne alternative à la viande : régalez-vous d’huîtres, de moules, crevettes et langoustines. A l’occasion, on peut de temps en temps intégrer des steaks végétaux mais attention leur teneur en fer et protéines est beaucoup moins intéressante. N’oubliez pas les œufs. Ils sont des protéines d’excellentes qualités nutritionnelles avec tous les acides aminés nécessaires à l’organisme. Ils sont faciles à utiliser, cuisiner. Par exemple, si vous avez plus d’appétit le matin que le soir, pensez à manger des œufs de temps en temps au petit-déjeuner.

En résumé, il y a de nombreuses alternatives à la viande.

 

Luttons contre la dénutrition des seniors :

Avec l’avancée en âge, il est important de continuer à bien manger et bien bouger pour rester bien dans ses baskets et bien dans son assiette !

Bélénos-Enjeux-Nutrition se mobilise autour de ce thème de santé publique et peut vous aider à sensibiliser grâce à son programme "L'appétit vient en mangeant : les clés pour lutter contre la dénutrition"

N’hésitez pas à nous contacter pourmettre en place cet atelier en 5 séances.

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